KHOURBAN CASSAM-CHENAÏ – Juré de l’édition 2013

khourban cassam-chenai

Passionné par le cinéma depuis son enfance, Khourban Cassam-Chenaï entre au CLCF (Conservatoire Libre du Cinéma Français) après des études de commerce.
Son passage à la réalisation est très remarqué et ses courts-métrages remportent plusieurs prix et bénéficient de passages sur des chaînes télévisées telles que Canal+, 13e Rue, RTBF ou France 3. Son film court « Je suis marron » a été récompensé par le Grand Prix du Jury et le Prix du Public du Festival TAKAVOIR 2011.

En 2001, il est lauréat du prix Beaumarchais de la SACD pour un scénario « Ismaël ». 
Il travaille actuellement entre Paris et Bruxelles, en tant que réalisateur sur des pubs et films corporates, ou en tant que script-doctor, conseillé technique/artistique et formateur.
Il vient de terminer le tournage de son premier long-métrage « LUDO », actuellement en post-production.

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KHOURBAN CASSAM-CHENAÏ NOUS EN DIT PLUS LONG

TAKAVOIR : Où en est « LUDO » votre long métrage ?
On en est au montage 2.0 ; on a fait une première version du montage qu’on a montré à un panel d’amis et de professionnels et, en fonction des retours et de notre propre recul, on est partis sur un deuxième montage

Ce film a été financé en partie par les internautes, les contributions sont toujours ouvertes ?
Oui, bien sûr ! Après le tournage, il faut encore penser à tout ce qui est diffusion, promotion… Tout est indiqué sur le site www.ludolefilm.com.

Quand pensez-vous avoir terminé ?
On aimerait bien avoir quelque chose de prêt pour le Festival de Cannes et donc aussi au moment du Festival Takavoir. Mais on préfère privilégier un bon film plutôt qu’un film fait vite ! Et puis montage son, étalonnage sont des choses qui prennent du temps.

Quelles sont vos autres activités ?
Je travaille aussi sur des projets de films pour les entreprises (et je suis toujours à la recherche de sociétés clientes ! :-) ) ; à Paris ou à Bruxelles – où j’habite -, là où le vent me mène, avec le train ce n’est pas très compliqué.
Et à long terme, je commence à réfléchir au développement de nouveaux concepts de séries de format court…

Qu’attendez-vous de votre participation au jury de TAKAVOIR ?
La concertation. Je pense que ce qui est important c’est que les films choisis fassent consensus. Maintenant, si j’ai un vrai coup de cœur, je me battrai pour qu’il ait un prix ! Mais je pense qu’en général, c’est le consensus qui l’emporte et finalement il y a des choses qui s’imposent d’elles-mêmes.

Quel modèle de téléphone portable avez-vous ?
J’ai cassé mon iPhone et j’ai un Samsung d’un peu moins bonne qualité, c’est quand même un smart phone avec une caméra, mais pas HD malheureusement.

Vous vous en servez souvent ?
Pour l’instant, c’est plutôt pour photographier ou filmer mon fils (âgé d’un peu plus d’un an NDLR) pour garder des souvenirs.
Mais dès qu’il y a quelque chose à voir ou même à retenir, je photographie ; un peu comme pour un petit journal de bord.
Quand je suis arrivé à Bruxelles, je devais faire des petites pastilles vidéo avec un téléphone portable. À l’époque où j’avais encore mon iPhone, j’ai filmé pas mal de choses pour faire des petites vidéos, des billets d’humeur…

Pensez-vous que le téléphone portable à une influence sur la manière de filmer ?
Du fait de sa taille, ça permet de placer la caméra à des endroits où l’on ne pourrait peut-être pas forcément la placer avec des caméras plus lourdes. Et puis, et je pense que c’est ça le plus important, il y a quelque chose de l’immédiateté qu’on a pas forcément quand on doit faire un film avec des grosses caméras, de la lumière supplémentaire, toute une structure, des techniciens.
Il y a là quelque chose de tout simple, finalement on réinvente l’écriture cinématographique ; on peut produire beaucoup d’images et construire un scénario à partir de ces images-là, on peut prendre les choses à l’envers éventuellement…

Quel conseil donneriez-vous aux participants à TAKAVOIR ?
Je leur donnerais deux conseils ; soit partir sur l’instinct ; soit partir sur la technique.
Le premier de filmer tout et n’importe quoi et d’essayer de trouver une histoire là-dedans.
Le deuxième, qui serait à l’extrême opposé, de pousser au maximum le téléphone dans ses retranchements techniques pour faire quelque chose d’extra-ordinaire : on peut maintenant mettre des mini objectifs sur les téléphones, on peut inventer des systèmes de travelling pour donner l’impression qu’on a fait ça avec beaucoup de moyens alors qu’on a juste un téléphone. Et c’est intéressant aussi de pousser les limites techniques du téléphone, pourquoi pas de le mettre sous l’eau, d’essayer plusieurs choses qui coûteraient très cher si on voulait le faire avec une caméra traditionnelle.

Comment choisissez-vous vos sujets ?
Soit quelque chose que j’ai vu ou entendu et qui travaille dans ma tête. Soit ça me vient directement comme si ça venait du subconscient…
Mais on raconte un peu toujours les mêmes histoires, moi je sais que je travaille beaucoup sur l’identité, qui suis-je, est-ce que je suis à l’aise dans mon environnement ; l’inspiration me vient surtout du vécu.

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