CHLOÉ MARTIN – Jurée de l’édition 2013

chloe

Comédienne, auteure et metteuse en scène, Chloé Martin a travaillé depuis une dizaine d’années pour diverses compagnies de la région : de la Clique d’Arsène au Théâtre des Agités, des Matapeste au Théâtre de la Chaloupe, d’Aline et Compagnie au Beau Monde-Compagnie Yannick Jaulin. Elle vient de créer sa propre structure, « la D’âme de Compagnie », pour porter ses futurs projets.

En 2009, elle a signé « La Part égale », un seule-en-scène d’humour sur le sexisme à la française. Finaliste du Prix Philippe Avron au Festival d’Avignon 2011 et nominé au Devos de l’Humour 2012, ce spectacle connaît actuellement un grand succès en tournée dans toute la France.

www.myspace.com/chloemartinspectacle
www.ladamedecompagnie.com

CHLOÉ MARTIN DÉFEND SA VISION DU MONDE

TAKAVOIR : Quel téléphone possédez-vous ?
Je viens tout juste d’en changer, c’est un Motorola, un smartphone dont je ne sais pas encore bien me servir !

Comment envisagez-vous votre rôle de jurée ?
Dans ma vie, j’essaye d’être honnête et juste ; et en tant que jurée, j’ai envie d’amener la justesse de mon regard et de l’honnêteté dans mes choix.

Avez-vous une idée de ce qui vous attend le 18 mai ?
Pas du tout ! Je me laisse la surprise de voir ce que le thème « Hors champ » aura inspiré à ces réalisateurs et à ces réalisatrices.

Filmer avec un téléphone vous semble altérer la qualité de l’œuvre ?
Pour moi ça n’a rien à voir avec la qualité, parce que c’est un outil comme un autre. Aujourd’hui cet outil est plus facile d’accès ; chacun peut ainsi avoir l’occasion de s’essayer à l’art…

Tout le principe de TAKAVOIR…
Oui. Disposer d’un outil abordable financièrement et techniquement rend l’art accessible et permet d’exprimer sa volonté de créer.

Un conseil aux candidats de l’édition 2014 ?
Mes conseils seraient plus de l’ordre du jeu d’acteur et du scénario. De vraiment défendre ce qu’ils ont envie de montrer, quel type de message ils ont envie de faire passer… Parce que l’art c’est ça aussi, être artiste, c’est donner notre vision du monde : quelle vision du monde les réalisateurs ont-ils envie de nous donner ?

Vous qualifiez votre seule-en-scène de « spectacle d’humour sur le sexisme à la française » : qu’entendez-vous par « sexisme à la française » ?
C’est l’expression que j’ai trouvée pour expliquer le spectacle, sur deux plans.
Le premier parce que j’utilise beaucoup la langue française et que je m’amuse des mots, des jeux de mots, du langage – des mots et un langage qui n’échappent pas au sexisme.
Le second parce que sur ces questions de sexisme et de féminisme, je me suis centrée sur la situation en France – c’est-à-dire que je ne développe pas sur l’excision, même si ça existe aussi en France. Culturellement, sociétalement, j’ai étudié l’héritage français et ce qu’il y avait à faire dans notre pays ; avant de critiquer les cultures des autres, qu’on balaie d’abord devant notre porte. Le spectacle a été fait pour montrer qu’en France, il y a encore du boulot !

Comment choisissez-vous vos sujets ?
Pour l’instant, je me centre sur la question de l’égalité des sexes, cette question de comment on se construit en tant qu’homme et en tant que femme dans la société.
Je choisis mes sujets en fonction de ce qui me touche. Et j’en parle avec mon outil qui est le théâtre – qui est à la fois mon interprétation au plateau et l’écriture sur ce qui me choque et qui m’interpelle dans ce monde.

  • Hier soir, les élèves de la MFR de Matha et moi meme avons assisté à un spectacle génial, captivant, époustouflant, je n’arrive à trouver les mots et nous remercions une grande artiste. Merci

  • BRAVO J’ADORE VOUS ETTE EXTRA J’AI ENCORE MAL AUX MAINS
    HIER SUR AURILLAC.

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