interview de Yann Allegré gagnant du Grand Prix du Jury 2015 avec THE PARCEL

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- Décrivez votre expérience Takavoir, de la création de votre court métrage à votre prix.

La réalisation d’un court métrage nous a d’abord été suggérée dans le cadre de notre formation. Mon collègue et moi même devions réaliser une vidéo qui s’inscrivait dans un cours de montage audiovisuel. Une note devait nous être attribuée prenant en compte non seulement le montage, mais également le scénario. Il ne s’agissait dès lors plus d’effectuer un simple exercice, mais bien de réfléchir à la création d’un scénario et de s’initier aux différentes approches cinématographiques.

Admirant depuis longtemps le style qui caractérise le célèbre réalisateur Wes Anderson, nous avions décidé de nous en inspirer très largement, en l’intégrant au cadre rochelais. Par la suite, et avec l’aide de notre professeur, j’ai pris connaissance des quelques festivals récompensant les réalisations amateurs.

J’ai donc proposé notre court métrage au festival Takavoir sans grande prétention, et quelque temps après, j’ai reçu un coup de téléphone des plus surprenant nous annonçant que nous avions reçu le premier prix. Un message avait été laissé sur ma messagerie : une foule applaudissant… Autant dire que c’était une surprise, d’autant plus pour Benjamin qui n’était absolument pas au courant de la candidature effectuée au festival Takavoir. Je me souviens encore de Benjamin me demandant « le prix du Jury ? Mais c’est quoi ça ? » et pour être tout à fait honnête, je ne savais pas vraiment à quoi cela correspondait non plus.

- Qu’est-ce que le Festival Takavoir vous a apporté ?

De l’argent. Non je plaisante. D’abord une reconnaissance de la part de professionnels de l’audiovisuel. Et je pense que c’est là la plus grande richesse du festival : permettre à de jeunes vidéastes amateurs de faire leurs preuves, et surtout de s’épanouir dans un domaine. Le festival est ouvert à tout le monde, et à tous les âges, c’est donc intéressant de voir les différentes approches se confronter.

Lorsque j’ai commencé à visionner les autres vidéos sélectionnées pour la compétition finale, j’ai été surpris d’un certain éclectisme présent dans la sélection, et de la qualité des autres réalisations. Honnêtement, j’ai regardé toute la sélection finale, et je n’aurais jamais pensé avoir une chance face aux autres court-métrages. C’est en ça que le Festival Takavoir apporte plus qu’un prix : il donne sa chance à tout le monde.

- Est-ce que le fait d’avoir participé au Festival a été une étape dans le développement de votre projet professionnel ? Si oui en quoi ?

Le festival m’a véritablement aidé à prendre ce virage professionnel dans lequel je suis. Lorsque nous avions réalisé la vidéo Benjamin et moi, nous étions respectivement en Master 2 « Développement Culturel de la ville » et « e-Tourisme et Ingénierie Culturelle des Patrimoines ». Si Benjamin côtoyait le milieu culturel régulièrement,il n’en était rien dans ma formation. Les cours traitant essentiellement des questions de l’économie en ligne du tourisme, je n’avais aucune marge de manœuvre pour intégrer un certain aspect créatif dans des vidéos qui se devaient d’être institutionnelles. Avec l’appui de notre professeur d’audiovisuel, la chance nous a été donné d’expérimenter une autre approche.

De nombreux facteurs ont fait qu’aujourd’hui je me suis réorienté dans un nouveau Master 2 en « Direction de Projets Audiovisuels et Numériques », mais il est certain que la reconnaissance du Festival Takavoir m’a aidé à franchir ce pas. Il n’est pas toujours facile de quitter un sentier emprunté bien souvent avec l’appât de la sécurité de l’emploi, mais une fois que l’on intègre enfin un milieu dans lequel on se sent épanoui, on se doit de reconnaître l’importance des différents acteurs ayant joué un rôle dans cette prise de décision. Le Festival fait parti d’eux.

- Définissez le Festival Takavoir en 2 mots.

Reconnaissance, opportunité

 

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