
Michel Royer, auteur, réalisateur, membre du Jury de l’édition 2010 du Festival Takavoir
Des prix
Il est le spécialiste des sujets conçus au moyen d’archives (portraits de personnalités, évolutions de notre société, histoire de la télé).
César 2007 du meilleur documentaire pour Dans la peau de Jacques Chirac, film pour le cinéma écrit et réalisé avec Karl Zéro, produit par Bonne Pioche.
Prix du meilleur documentaire étranger à Toronto en 1999 pour Godard à la télé, produit par l’INA.
Nouveau film
Son film « Gay Prime » est diffusé sur Canal + tout le mois de janvier.
Pour la première fois à la télévision, un film se propose d’aborder la question délicate et encore taboue des rapports entre les sports et les homosexuels. A travers des reportages, des archives et des interviews de personnalités du sport, il tente de répondre à une question apparemment simple : Y a-t-il un problème entre le sport et les homos ? Et, si oui, quel est-il, d’où vient-il, comment se manifeste-t-il, quelles en sont les conséquences, quels sont les moyens de le résoudre ?
Omerta dans le haut niveau
Premier exemple : très peu de sportifs de premier plan révèlent publiquement leur homosexualité. Est-ce à dire, comme le pense encore une grande partie de l’opinion, qu’il n’y a quasiment pas de sportifs homos de haut niveau ?
La réalité est évidemment différente, et il est facile de vérifier que, même chez les simples amateurs, la plupart des sportifs homos préfèrent cacher cet aspect de leur identité à leurs dirigeants, à leurs équipiers, et au public. Car un coming out n’est jamais simple à faire et peut avoir des conséquences très négatives, comme le montre l’exemple de Martina Navratilova ou, pire, celui de Justin Fashanu. Ou encore celui de Yann Lemaire, footballeur amateur dans un petit club des Ardennes.
A l’inverse, le parcours d’Amélie Mauresmo ou ceux de Carole Péon et de Jessica Harrison montrent qu’il peut y avoir des coming out relativement tranquilles. Mais ils sont si rares…
Sus aux clichés
Avec des sociologues spécialistes de la question, le film revient sur certains « fondamentaux » du sport, qui veulent que les filles ne s’écartent pas des canons traditionnels de la féminité, tandis que les garçons doivent se conformer à une vision hétéro de la masculinité.
Des clichés éculés sur les homosexualités nourrissent toujours l’imaginaire sportif. Celui de la « folle » efféminée, modèle antisportif et repoussoir absolu chez les garçons, ou celui de la « camionneuse » hypermasculine, qui joue le même rôle chez les filles. Au cœur de toute la problématique se trouve la question des vestiaires et des douches, beaucoup de sportifs hétéros refusant l’idée de partager ces moments d’intimité avec des homos.
Propos blessants
Autre exemple : dans les clubs masculins, pour inciter à l’effort et au dépassement de soi, on utilise couramment des exhortations du type « on n’est pas des pédés », « c’est pas des tirs de tapettes ». Sans se rendre forcément compte du caractère blessant de tels propos pour un jeune homo. Des expressions que l’on retrouve scandées dans les tribunes de certains stades, pour dénigrer les arbitres ou les équipes adverses. S’il n’y a officiellement pas d’homos dans le foot, c’est fou ce qu’on peut y trouver d’ »enculés » ou de « pédés »…
Discrimination réelle
Grâce aux témoignages des très rares sportifs qui acceptent de parler du sujet, le film décrit donc une situation de discrimination réelle, largement ignorée par l’opinion et peu considérée par les milieux sportifs, et de laquelle encore peu de gens acceptent de parler. Il s’intéresse à l’action et à la philosophie des clubs sportifs dits « gays et lesbiens » qui, à l’instar du Paris Foot Gay, luttent pour l’intégration des homos par la pratique sportive. Il visite plusieurs de ses clubs, filme la Coupe du monde de foot gay et présente les Gay Games, les Jeux olympiques gays.
Face aux préjugés, au tabou et à la loi du silence, ce film tente de lever des blocages et des malentendus inutiles.









Par Chandouineau Dylan & Sylvain Bossard le 11/01/2010
Bonjour,
est-ce que la caméra Toshiba Camileo H20 ou un appareil photo Kodak (capable de filmer) est considérer comme un appareil numérique de poche ?
Merci de votre d’attention,
bonne journée !
Par admin le 12/01/2010
Bonjour, un appareil photo de type compact peut être condiréré comme appareil de poche. Le camescope, non. Bonne réalisation et à très vite.